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Un clip qui raconte ma vie bien mieux qu’un alcootest

Koudlam : ‘Alcoholic’s Hymn’ from Jamie Harley on Vimeo.


“Hit So Hard”, le doc qui met la lumière sur la batteuse lesbienne de Hole

Droguée, rousse et lesbienne, Patty Schemel n’avait sans doute jamais pensé entrer dans la légende du Rock. Patty, c’était la batteuse de “Hole” le groupe venimeux de Courtney Love. Par féminisme glam, Courtney avait décidé que seule une fille pourrait s’asseoir derrière la batterie. Après tout, son groupe s’appelait bien “Trou” pas “machin qui pendouille”?

“Hit So Hard” est le documentaire qui raconte l’histoire d’une fille originaire de l’état de Washington prise dans le tourbillon du grunge et de l’héroïne. Et tourner ce film est une putain de bonne idée!

Interrogée par le magazine Rolling Stone en 1995 sur sa “lesbienitude”, Patty en profite pour mettre les points sur les “i” : “Bien sûr que c’est important! Je ne sors pas de chez moi avec un putain de drapeau rose ou un truc du genre mais c’est bon pour les autres personnes qui vivent quelque part dans une petite ville et qui flippent à l’idée d’être gay de savoir que qu’il y a d’autres personnes qui le sont et que c’est OK!”

 ” Of course it’s important, I’m not out there with that fucking pink flag or anything but it’s good for other people who live somewhere else in some small town who feel freaky about being gay to know that there’s other people who are and that it’s OK.”

Quand je vous dit que cette fille est géniale…

Dolls Part - Hole


votre nouvelle star: Aloe Blacc

En découvrant la pochette de “Good Things” vous allez sûrement penser à Marvin Gaye et vous n’aurez pas vraiment tort. Sachez juste qu’avant d’être ce soul singer tiré à quatre épingles jouant avec les codes établis par Marvin, Aloe Blacc s’appelait encore Egbert Nathaniel Dawkins III et bossait dans une société d’assurance maladie. Moins glamour, forcément. Notre homme n’était qu’un gratte-papier ordinaire dans un secteur négigeable de l’économie américaine: la santé. Jusqu’à ce que la fée Capitalisme fasse des siennes.

L’histoire est d’une sublime banalité: un beau jour la boîte de Egbert est rachetée par une autre. Plus grosse. Une bonne fusion acquisition ne va jamais sans quelques économies d’échelle, et  Egbert a pris l’échelle dans les gencives. Viré. “On a plus besoin de votre aide”. C’est son histoire qu’il chante dans I Need A Dollar. Loués soient les sinistres de la finances.

Le titre, aussi malin qu’entêtant, tape dans les cages à miel des producteurs de la chaîne américaine HBO qui cherchent une chanson pour servir de générique à l’une de leurs dernières séries “How To Make It In America”.

Dans les 90’s, Aloe n’est qu’un jeune californien parmi tant d’autres. Branché hip-hop, il danse avant que ses amis ne le pousse jusqu’au micro. MC, il monte un groupe Emanon avec un pote, dj Exile. Vous n’en avez pas entendu parlé? Normal, le groupe ne connaitra qu’un succès confidentiel aux USA.

En 2010 Aloe lâche le groupe, le hip-hop et sort le maxi  ‘I Need a Dollar’, le public aime et le suit. Enfin. En troquant son flow de rappeur contre une voix soul, suave et rocailleuse, Aloe parvient à s’imposer auprès d’une audience qu’on pensait irrémédiablement contaminée par les Jonas Brothers, Katy Perry et autre Lady Gaga.


“Good Things” sort ces jours-ci chez Stone Throw Records. Devenu soul singer, Aloe Blacc n’oublie pas énergie politique du hip-hop. Good things est un disque en forme de chronique sociale. Aloe y chante le chômage, la précarité, le capitalisme carnassier. La bande-originale parfaite pour la crise du siècle.

http://www.aloeblacc.com/

http://www.myspace.com/aloeblaccmusic


Bryan Ferry, roi des dancefloors

Qui l’eut cru? A 64ans, Bryan Ferry enfièvre les dancefloors londoniens. Qui plus est, avec un titre meme pas disponible dans le commerce, puisque “Olympia”, son prochain ne doit sortir que le 25 octobre prochain! En confiant à DJ Hell le soin de remixer “You Can Dance”, Bryan Ferry ne s’attendait sûrement pas à ce que sa chanson fasse les grandes moments des clubs et afters londoniens entre un remix de Goldfrapp ou de LCD SoundSystem.

C’est donc par ses relectures que nous découvront “You Can Dance”. Et c’est un peu comme découvrir une jolie fille d’abord par son reflet. De sa voix chaude et envoutante Bryan Ferry nous traine dans les discothéques de Paris et de Vegas à la recherche de sa “reine de beauté”.

Pour donner un successeur à “Dylanesque”, son album de reprises de Bob Dylan paru en 2007, Bryan Ferry a réussi le grand écart générationel, en s’accoquinant avec de nouvelles gloires pop telles que les Scissor Sisters ou Groove Armada tout en s’entourant de vieux pirates des studios comme Nile Rodgers (Chic), David Glimour (Pink Floyd), Flea (Red Hot Chili Peppers), Mani (Stone Roses) et Jonny Greenwood (Radiohead). 

Olympia devrait compter 10 titres, dont deux reprises: Song to the Siren de Tim Buckley et No Face, No Name, No Number de Traffic. L’enregistrement de cet album a également été l’occasion de réunir les membres de Roxy Music, de Phil Manzanera à Andy Mackay en passant par Brian Eno. En attendant la sortie l’album, “vous pouvez danser” au son de quelques uns des remixes de ce single enivrant:


La playlist de la semaine (3): Killer Kills Likes Prince

Entre les bouclages à l’arrache et les festivals à bestiaux (MainSquare festival d’Arras, for example!) on en oublierait presque de bloguer! On se ressaisit et on découvre ensemble les  titres de la semaine: un Killer en solo, les Kills font dans le velours, les filles néo-rétro de The Likes et en bonus TheCultureCode vous fait écouter le meilleur titre du nouvel album de Prince. Merci qui?

The Kills - “Pale Blue Eyes

Avec un Jamie Hince suspendu au bras de sa fiancée de mannequin et une Alison Mosshart highjackée par Jack White (The Dead Weather), on avait plus de nouvelles de The Kills. Il faut dire que leur dernier album en date, Midnight Boom (2008), ne nous avait qu’à moitié convaincu. Au détour d’une compilation pour une marque de jean’s on retrouve les Kills en parfaite harmonie sur ce Pale Blue Eyes emprunté au troisieme album du “Velours Souterrain”. Peut-être ma chanson préférée de Lou Reed.

The Like - ‘He’s Not A Boy

Celles et ceux qui n’en peuvent plus d’attendre la sortie du prochain Amy Winehouse, sans cesse repoussé aux calanques grecques (on parle désormais de janvier 2011), pourront planter leur crocs avides dans les jolies chansons de The Likes. L’album produit par Marc Ronson, déja responsable du son de Back in black de la folledingue à choucroute, joue à fond la carte du revival sixties et du Wall of sound façon Phil Spector. Bref, rien de très nouveau mais certains titres valent qu’on y jette une oreille même distraite tel ce “He’s Not A Boy”, mais jugez plutôt!

Brandon Flowers - “Crossfire”

Brandon Flowers n’est pas le genre de garçon à laisser trop longtemps vacant son halo de lumière, de peur qu’un autre s’y colle à sa place. Ses “tueurs” en vacances bien méritées après une harrassante tournée qui suivi la sortie de Day & Age, Flowers s’est senti obligé de combler le vide en mettant en boite son premier album solo intitulé “Flamingo”. Question: est-ce que tout cela diffère d’un disque des Killers? Pas d’un poil! Notre conseil: la prochaine fois Brandon pond-nous un disque de Mariachis ou de reprises de standards des années 30. Histoire qu’on se sente un peu dépayser.

Prince - “Laydown”

Fut une époque où le nain poupre avait des hits plein les tiroirs et jamais assez de plages sur un disque pour y graver ses stocks. Depuis cette époque, le souverain de Paisley Park s’est battu avec sa maison de disque Warner, marié deux fois et a fait son coming out en tant que témoin de Jéhovah. Quelque part dans ce foutoir mauve qu’est sa vie, la créativité de Prince a pris un coup dans l’aile. Non que ce nouvel album 20ten soit entièrement bon pour corbeille, mais si on épargne disons 4 titres, toute cette affaire sent le réchauffé. Comme souvent avec Prince, le meilleur est bien caché, comme ce Laydown planqué en bout de disque.


Get your face off the Facebook and turn off your phone. The death of the post box no one is home

Paul Weller -Wake Up The Nation

La playlist de la semaine (2): Des filles! Des filles! Des filles!

Cette semaine, je vous propose une playlist 100% girl power mais 0% Lady Gaga. Merci qui?

Tracey Thorn - Why Does The Wind?

Tracey Thorn va bien merci. La voix chaude des Everything but The Girl file toujours le parfait amour avec Ben Watt. Les deux EBTG sont même passé devant devant monsieur le maire en 2009, histoire d’officialiser une relation longue comme leur carrière. C’est donc le divorce des autres que Tracey revient nous chanter sur son troisième album solo, le très réussi Love & Its Opposite. En voici un extrait: Tracey Thorn ‘Why Does The Wind?’ (Ewan Pearson Radio Edit) by buzzinfly

The Hundred In The Hands- Sleepwalkers

Deja remarqué avec leur premier single ‘Dressed In Dresden’, The Hundred In The Hands revient en essayant de nous faire croire que nous sommes toujours en 1982! Ce Sleepwalker sonne comme du New Order taille fillette avec ses nappes de synthé et cette reverb épaisse comme un brouillard londonien. Le groupe aime à définir sa musique comme du “gothique estivale”. Tiens donc… Sleepwalkersbytim_chester

Joanna Newsom - Good Intentions Paving Company

Choc! Dire qu’on a bien failli passer à coté de “Have One on Me”, le somptueux triple album de cette princesse à la harpe! Les amateurs de filles fatales lui trouveront un air de Kate Bush ou Regina Spektor. Ils n’auront pas tort, Joanna Newsom partage leur folie.

 Diane Birch - Valentino

Les filles de pasteurs font d’excellentes chanteuses. Demandez à Tori Amos! Dans son premier album  “The Bible Belt”, Diane Birth liquide ses comptes avec sa famille conservatrice et enfile quelques magnifiques perles de pop à clavier. Cette fille n’a peur de rien, pas même de Nick Jonas, l’un des infâmes Jonas Brothers dont elle a fait la première partie!


Dieu lave plus blanc


Oldies But Goodies (2): “Lonesome Town” de Ricky Nelson

Ne vous fiez pas à sa gueule d’ange et sa voix chaude. Derrière ce masque WASP se cachait une âme dépravée à l’appétit sexuel insatiable. Un démon doux et pervers. Pourtant, l’Amérique puritaine et blanche des années 50 trouvait Ricky Nelson tout à fait fréquentable. Bien plus recommandable qu’Elvis. Si elle n’avait ne serait-ce qu’entrevue l’ampleur du vice de ce garçon, les choses eurent été sensiblement différentes. Ricky Nelson, c’est une vie placée sous le signe de la débauche et ce, dès son plus jeune age. Quand avait-il perdu son pucelage? Est-ce l’été de ses 13ans avec la bonne d’un de ses voisins fermiers ? Ou à 14, avec cette prostituée de Soho à Londres? Ricky ne s’en rappelait pas. Un démon vous dis-je.

Ricky Nelson est un gosse du New Jersey, comme Sinatra ou Bruce Springsteen. Difficile de croire que ce gamin introverti flanqué d’un asthme sévère jouera les rivaux de Presley. Pourtant, Ricky possède une voix blanche et suave, de bons gènes et un charme vénéneux.

Ses comédiens de parents sont les tauliers d’un show de la télé américaine “The Adventures of Ozzie and Harriet”. Très vite, ils mettront à contribution le fils prodigue. Ricky prend sa guitare, chante “A Teenager’s Romance” et l’Amérique fond. Comme on la comprend.

Mais Ricky restera trop longtemps englué dans le show familial. Après la déflagration rock et l’avènement des magic sixties son image prend un sévère coup de vieux avec la british invasion. Pendant que les anglais font un bruit de tous les diables chez Ed Sullivan, Ricky sait qu’on ne donne pas de médailles aux héros d’hier

A partir des années 70 sa musique fait les frais de son addiction à la cocaïne. Ses disques sont moins passionnants. Beaucoup laisseront Ricky Nelson pour un sous Elvis. Tant pis pour eux. La légende et la carrière de Ricky s’arrêteront nettes en 1985 dans les débris d’un avion qu’il n’aurait jamais dû prendre. L’ange du New Jersey lègue au monde une ribambelle d’enfants plus ou moins légitimes mais surtout quelques sublimes chansons entre folk, country et rock raffiné. Ricky Nelson c’est le rêve éveillé de Chris Isaak, son modèle absolu. plus encore qu’Elvis, Buddy Holly ou Roy Orbison. Et qui pourrait lui reprocher?


Like whores and monuments, if you stick around long enough you get respect.

(Comme les putes et les monuments, si tu traines dans le coin assez longtemps, tu gagnes le respect.)

– Boy George (sur twitter)
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